Saint Léon IX

Le futur pape Léon IX est né Bruno d’Egisheim le 21 juin 1002, dans le district d’Alsace. Il était un parent de l’empereur du Saint-Empire romain germanique Conrad II, et après avoir été ordonné prêtre, il a servi pendant 2 ans comme aumônier à la cour de l’Empereur. En 1026, l’Empereur le fait nommer évêque de Toul en Alsace. Pendant ses 22 années à la tête de l’Église de Toul, Bruno s’est préoccupé à la fois de la morale de son peuple et du bien-être des empereurs.

Lorsque la papauté est vacante en 1048 et que des délégués de tout l’empire se réunissent à Worms pour décider des candidats, le cousin de Bruno, l’empereur Henri III, le propose comme prochain pape. Bruno accepta mais insista pour que le peuple et le clergé de la ville de Rome l’élisent officiellement, comme c’était leur droit. Ils l’ont fait et, en 1049, il a été consacré pape sous le nom de Léon IX.

Quelques mois plus tard, alors qu’il présidait le Synode de Pâques à Rome, Léon prit la direction du mouvement de réforme dans l’Église en édictant des règles strictes contre le mariage des prêtres et contre la simonie (utiliser les activités religieuses pour gagner de l’argent). Il a également réagi défavorablement aux enseignements de Bérenger de Tours selon lesquels le corps et le sang du Christ n’étaient présents que symboliquement dans le sacrement de l’Eucharistie. Après le synode, le pape Léon a entrepris d’apporter son message dans d’autres parties de l’Italie. Il a continué ses voyages à travers l’Allemagne en compagnie de l’Empereur, présidant des synodes à Reims et à Mayence, puis est allé en France et en Hongrie avec ses paroles de réforme et de renouveau. Au cours de ses voyages, il est entré en contact avec un certain nombre d’hommes exceptionnels, dont beaucoup plus tard, il a amené à Rome pour être de futurs dirigeants de l’Église.

Lorsque le roi Macbeth d’Écosse vint à Rome pour demander pardon pour ses crimes, Léon prononça l’absolution. Il ordonne au roi Édouard le confesseur d’Angleterre de construire ce qui deviendra plus tard l’abbaye de Westminster. Lorsque les Normands envahirent le sud de l’Italie en 1053, Léon mena une armée de soldats allemands et italiens contre eux. Il n’a pas eu autant de succès à la guerre qu’il l’avait été dans les affaires de l’Église et a été fait prisonnier par les Normands. Quand, en 1054, sa santé échoua en prison, peut-être à cause du paludisme, il fut ramené à Rome pour y mourir. Après sa mort, Léon IX a été reconnu comme un chef d’hommes prospère et un véritable réformateur de l’Église.

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